Les chèvres de l'altiplano :
Dès la sortie de Sucre, la route remonte en lacets vers les hauts plateaux. L'air se raréfie et les indigènes paraissent méfiants. Ici, les esprits sont toujours marqués par la colonisation. Dans les villes, on rencontre des gens éduqués qui font la part des choses entre l'homme blanc et le conquistador espagnol. Ailleurs, les amalgames sont plus rapides et le traumatisme laissé par l'exploitation de la race andine est encore perceptible. Le peuple bolivien est fier et triste. Spoilé d'une terre magnifique et jadis opulente, il subit au quotidien sa pauvreté avec amertume. Seul Evo fait figure de lueur d'espoir indigène malgré son infime marge de manoeuvre dans un pays où les capitaux américains, anglais et chiliens ont rapté les miettes de ressources naturelles abandonnées par les espagnols. Ici, quand on est étranger, on paye pour entrer dans les églises... En même temps à Potosi, la cité symbolique de cette richesse perdue, les églises sont gratuites et se décomposent comme bien des vestiges de l'envolée baroque qui gagna les espagnols quand ils découvrirent le 'cerro rico' (montagne riche) qui serait aujourd'hui plus justement renommée gruyère pauvre. Les tours operators y organisent bien volontiers des excursions pour touristes voyeuristes dans les mines d'étain où des enfants s'empoisonnent les poumons à casser des cailloux sans jamais voir la lumière du jour.
Puis on arrive à La Paz, la cité perchée dans les nuages. À couper le souffle ! Au sens propre comme au figuré. Bien que peu hospitalière, la capitale la plus haute du monde offre un spectacle étonnant. Les rues sinueuses s'aggripent à flan de montagne sous le regard bienveillant de l'inébranlable mont Illimani (qui culmine à 6500m). Pourtant le feu d'artifice s'estompe rapidement. La ville est chère, il fait froid et nous sommes attendus au Pérou. On profitera de la halte pour faire réparer l'appareil photo par un bricolo mysterieux et on file vers la frontière. Adios Bolivia !
Saturday, 4 August 2012
Wednesday, 4 July 2012
Au coeur des Andes !
Quelques temps loin de la technologie et des cyber cafés nous voici
arrivés 'a Sucre. Malgré ses airs de bourgade isolée, la ville se
dispute le titre de capitale avec La Paz.
Au début on devait rester quelques jours mais ca fait déja une semaine .... On profite de la clémence du climat et de la beauté du centre ville (d'inspiration ostensiblement espagnole et parfois mëme arabisante) baroque de la cité blanche. Bref, il fait bon vivre á Sucre et on a meme pu profiter du marché de Tarabuco oú les gens de toute la région convergent par tous les moyens de transports chaque dimanche. Une fois n'est pas coutume, le chemin jusqu'ici fut incroyablement beau et parcemé de curiosités. Les lacs mériteraient une rubrique a eux ! Souvent gelés par l'altitude (record a battre : 5000m), parfois chauffés par la lave des volcans, on en trouve de toutes les couleurs (bleu, vert, rouge). L'un est un gisement de shampoing naturel, d'autres puent le souffre et tous abritent une faune remarquable (flamants rouges, blancs, roses, condors, suris, lamas, vigognes, lapins géants au nom impossible á retenir...).
En tout cas, encore une fois, les formes et les couleurs trafiquées par des millions d'annés d'érosion dévoilent des spectacles irééls. C'est pas pour rien si on y trouve 'le désert de Dali', La ciudad del encantado, L'arbol de Piedra et le Salar d'Uyuni.
Apres tout ca, autant dire que la bourgade d´Uyuni fait tache. On a vite décampé.
Demain ou aprés demain... on ira á La paz. On verra. Puis on a prévu de rendre hommage á la vierge noir de Copacabana au bord du lac Titicaca qui berce encore les vestiges de la civilisation Inca. Mais on est pas pressé !
Malgré la distance je ne peux m'empëcher, en ce 4 juillet (á marquer au fer rouge!!), de souhaiter la bienvenue au petit dernier de la famille de l'infiniment petit : le boson de Higgs ! Apres pres de 20 ans de traque; au terme d'une aventure scientifique incroyable et parsemée d'obstacles, te voila enfin punaisé dans les manuels de physique. Mais honnetement, ici á Sucre, tout le monde s'en fout !
Au début on devait rester quelques jours mais ca fait déja une semaine .... On profite de la clémence du climat et de la beauté du centre ville (d'inspiration ostensiblement espagnole et parfois mëme arabisante) baroque de la cité blanche. Bref, il fait bon vivre á Sucre et on a meme pu profiter du marché de Tarabuco oú les gens de toute la région convergent par tous les moyens de transports chaque dimanche. Une fois n'est pas coutume, le chemin jusqu'ici fut incroyablement beau et parcemé de curiosités. Les lacs mériteraient une rubrique a eux ! Souvent gelés par l'altitude (record a battre : 5000m), parfois chauffés par la lave des volcans, on en trouve de toutes les couleurs (bleu, vert, rouge). L'un est un gisement de shampoing naturel, d'autres puent le souffre et tous abritent une faune remarquable (flamants rouges, blancs, roses, condors, suris, lamas, vigognes, lapins géants au nom impossible á retenir...).
En tout cas, encore une fois, les formes et les couleurs trafiquées par des millions d'annés d'érosion dévoilent des spectacles irééls. C'est pas pour rien si on y trouve 'le désert de Dali', La ciudad del encantado, L'arbol de Piedra et le Salar d'Uyuni.
Apres tout ca, autant dire que la bourgade d´Uyuni fait tache. On a vite décampé.
Demain ou aprés demain... on ira á La paz. On verra. Puis on a prévu de rendre hommage á la vierge noir de Copacabana au bord du lac Titicaca qui berce encore les vestiges de la civilisation Inca. Mais on est pas pressé !
Malgré la distance je ne peux m'empëcher, en ce 4 juillet (á marquer au fer rouge!!), de souhaiter la bienvenue au petit dernier de la famille de l'infiniment petit : le boson de Higgs ! Apres pres de 20 ans de traque; au terme d'une aventure scientifique incroyable et parsemée d'obstacles, te voila enfin punaisé dans les manuels de physique. Mais honnetement, ici á Sucre, tout le monde s'en fout !
Subscribe to:
Posts (Atom)